Top articles
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Autrefois, je me postais aux fenêtres
Autrefois, je me postais aux fenêtres et je regardais vivre mes voisins aux yeux sombres et cruels. Ils se précipitaient, leurs besognes arrachées au rituel silencieux des journées sans espoir, aux meilleures places des balcons et des portes cochères....
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Nuit blanche nuit noire
Nuit blanche nuit noire corps tombé dans l'autre corps dans la nuit des tempêtes fenêtres sur incendies homme des fumeroles charbonnier boucanier homme de cendres d'insultes d'aboiements ronge ronge ta patte écrasée dans le piège de soi du ciel et du...
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Ils ne savent pas ce qu’ils font…
Ils ne savent pas ce qu’ils font… Marie-Thérèse BODART, Le monde éclatera demain, Samsa, Coll. « Théâtre », 2023, 96 p., 12 €, ISBN : 978-2-87593-452-9 L’actualité éditoriale et littéraire de ce printemps fait bien les choses : la pièce de théâtre de...
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aphorismes et ristournes
Dans le soleil des guêpes, le monde s’embrouille. Elle dit d’une enfant qui vient d’écrire un poème: l’élevage est terminé. Tous ces récits qui viennent et s’écrivent parfaitement loin de la table. A peine assis qu’ils redeviennent étranges et obscurs....
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aphorismes et rebus
Elle dit pour les vagues : le ciel de la mer. Lenteur des vieux à laquelle je m’accorde avec joie et impatience. Certaines voix me désespèrent et je dois m’en emplir. Un corps général : elle se brûle la main, je retire la mienne. De grand cœur souvent...
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Il ne se lassait pas des mauvaises nouvelles
"Il ne se lassait pas des mauvaises nouvelles, il se reposait sur une évidence, ça allait mal et le pire arriverait certainement à nous occuper encore un temps dans cette époque obèse d'ennui et de lassitude. Ce n'était plus le goût du malheur des hommes...
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Et voilà, c'est fini, ça s'appelle C'EST ICI
Et voilà, c'est fini, ça s'appelle C'EST ICI ce sont 80 pages de poèmes à relire, affiner et envoyer aux éditeurs pressentis mi-février. Une façon de regarder son microscopique marais salant dans le bruit de fond d'un monde qui a rétréci au lavage. Un...
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La saison des sucres (extrait / 3)
3 Il lui restait deux jours encore à passer dans Marrakech, son avion partait le surlendemain, et déjà la voix de cette femme l’avait renvoyé à ce prodige de bouleversement que les hommes appellent coup de foudre et les chinois, plus élégamment, « tomber...
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Ce qui bouge encore peut-être ce sont les arbres intérieurs
Ce qui bouge encore peut-être, ce sont les arbres intérieurs, les champs hachés de pluie, le soleil sur ses hanches, le jour qui s’étire jusqu’aux terrasses, des choses vite perdues et qui comptaient tellement, ce qui bouge encore dans la photo d’hier,...
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Questions de styles
Une question qui me fut posée un jour et dont je célèbre encore la mémoire de l'auteure... - Monsieur, le style, on le met quand? Pendant ou après ? Cette question semble incongrue et pourtant... Cette auteure apprentie s'inquiétait apparemment naïvement...
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Dans les Récits de la Kolima
Dans les Récits de la Kolima, Chamalov (1907-1982), gek dans les camps soviétiques sous plusieurs regimes, écrit dans ses textes combien la condition de l'homme est d'être soumis, empêché, enfermé et appauvri de tout. Pour écrire ce livre j'ai employé...
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"C'est profond comme une longue toux d'hiver
"C'est profond comme une longue toux d'hiver et ça ne ne se traite que par un scrupuleux assèchement cette hérédité des voix sans souffle, ça grignote tout le faux gras de la vie, et puis, d'un coup, ça s'éteint. Sans un mot, au milieu d'un inspire sans...
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Mais que voulez-vous faire dans le mur?
"-Mais que voulez-vous faire dans le mur? Cette pauvre limite de notre monde? me demanda mon médecin. Vous y vivez par procuration depuis si longtemps..." J'ai vieilli et la mort doit bien se loger quelque part: pelouse, fosse, mur, feu,...J'ai longtemps...
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"Cette vie hors du mur lui avait permis de vivre décemment
"Cette vie hors du mur lui avait permis de vivre décemment, c'est-à-dire sans commettre de violences ou de trafics pervers tout en bénéficiant d'un toit, du couvert et d'une liberté payée chaque jour au centime. Il avait été nourri des plus basses œuvres...
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Dans le mur
I. "Et dans ce mur où la plupart d'entre-nous ont pu trouver place, niche, abri de poussière et de sueur, dans ce mur il vit depuis si longtemps, son enfance et ce qui s'en suit, coups, lacérations moqueries, abandons comme on le pratique dans certaines...
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Il avançait à tâtons dans l'épaisseur du mur
"Il avançait à tâtons dans l'épaisseur du mur et seuls les sons, que les parois lui renvoyaient, lui permirent de percevoir la place dérisoire qu'il occupait dans ce débarras des perdants et des âmes fielleuses, un simple résonateur à tête basse. Il passait...
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"Et là, dans l'entrelac des petites vertus (Dans le mur)
"Et là, dans l'entrelacs des petites vertus qui se voient à l'aune des plus sottes convoitises, des misérables concussions de valets d'assemblées, président, trésorier, secrétaire, la main sur la bourse et le cœur sur la main quand c'est la présidente...
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La soupe n'était pas froide
La soupe n'était pas froide mon goût de la chaleur s'en est allé dans des palais anciens où je faisais auberge à ma belle affamée au parler incertain et au rire si doux je la regarde manger sans ne plus jamais avoir faim. °°° Le jour avait un éclat dans...
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Au milieu de la nuit
"Au milieu de la nuit il fut réveillé par le remuement permanent de cette vaste nichée sous la couverture, des voix de cauchemar, des toux violentes, des ronflements et des flatulences en rafales faisaient de ce radeau instable une triste auberge dans...
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Le Journal des Poètes va fêter ses 100 ans! Extraordinaire...
"Une nouvelle livraison de la revue Le Journal des Poètes ...Riche comme demeure cette belle et historique revue dirigée par Yves Namur et animée par un conseil attentif et enthousiaste... Cadeau de Saint Nicolas...quelques pages accueillent des poèmes...
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Ce n'était ni le feu
Ce n'était ni le feu Ni le vent ni l'eau Rien de ce qui fait le malheur Mais des coulées de ricanements C'était l'effondrement D'un monde De cette matière Entre les dents Des poèmes grande gueule Des vérités de basse-fosse Des esprits éteints Par des...
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Si je vous disais le fond de ma pensée
Si je vous disais le fond de ma pensée, il y aurait de moins en moins de mots entre nous pour essayer d'y voir plus clair, un vocabulaire rétréci à la mesure de l'homme, une poche presque vide, des miettes, quoi. Si je vous disais ce que j'entends dans...
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Aphorismes récents
Rappelons la disparition du h aspiré et précisons que ce n'est pas une fellation phonétique. °°° Je viens d'apprendre qu'un nouveau mouvement de déconstruction de la déconstruction était en construction. C'est un chantier qui risque d'occuper la suite...
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Il lui semblait évident
Il lui semblait évident que, de toutes parts, le langage s'effondrait et, comme une vieille bâtisse, entraîne avec elle charpentes et contreforts dans son écroulement, la décence, la lucidité et cette part d'intelligence que certains pensaient avoir en...
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Le corps en appui
Le corps en appui sur le vent tombe au pied de celles et ceux qui avaient destin de cendres chansons des mondes de poussière partitions tatouées culture sublime au poste du hachoir j'appelle les autres du plus lâche aux pantoufles de lettres à fréquenter...
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