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"Ce n'était rien de grave, simplement ça occupait tout son esprit, une sorte d'inquiétude à propos des objets qui l'entouraient. Ils semblaient éternels tant leur parfaite immobilité leur conférait une pathétique présence. Ils lui survivraient grâce à cette indifférence muette. Mais une simple panne, une rupture des mouvements intrinsèques à leur usage le bouleversait.
Il y reconnaissait sa chute inévitable et souvent, de plus en plus souvent, il retenait alors sa respiration et tout ce qu'elle animait en lui...
Peu à peu, il se surprit à les envier.
C'était stupide, il le savait, mais sa vie n'en était plus à une stupidité près."
 
°°°
 
C'était novembre. Les morts se mettaient sur leur trente et un! Ils se relevaient, se reagregeaient dans l'horlogerie des hommages et préparaient les noces des suivants.
Une partie du moins, ceux du pays, les autres continuaient à gambader dans les tristesses infinies et les désolations de saison. Ils prenaient leurs aises dans les amnésies du temps.
 
°°°
 
"Vous savez, ces enfants infects....grossiers, aux téléphones hurleurs, courant partout dans la salle d'attente du CHU, pleurnicheurs compulsifs, lanceurs de déchets,....Trois,il y en avait trois ce matin! J'en ai assommé deux près des toilettes, les parents scrollaient....
Le troisième m'a échappé, il s'est enfui par l'entrée donnant sur le boulevard. Quelques minutes plus tard, tandis que je retournais calmement vers la salle, des sirènes d'ambulance ont envahi le quartier.
Je pense que c'était pour lui, du moins j'en fais le voeu!
Trois d'un coup...
Demain je prends le bus. Le gibier est abondant...."
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