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Un enfant s’arrête et regarde ce que nous n’avons pas été.

La fête perpétuelle du temps, une station avant la fin.

La joie d’être ici, c’est d’apercevoir encore le chemin.

Un soliloque ininterrompu depuis l’enfance, le goût de la répétition.

Le récit, comme la marche, oblige à se distraire de l’enchantement des apparences.

L’âge nous fendille comme le gel.

Une femme m’écrit sa fuite solennelle du monde qu’elle prend pour de l’amour.

L’inachèvement est une forme de rature infinie dans un temps impuissant.

Un sentiment d’époque, fugace, la haine que l’on chasse de soi, honteux de s’être laisser surprendre. On expire, le mal semble se fondre dans l’air commun puis, d’un coup on inspire et on se sent mieux.

Retour chez soi, la nuit, tout envahi des pestilences dans lesquelles on vient d’aller, on se repose les poumons fatigués, on regarde le vent dans les arbres, on se dit aussi que le jour est une fontaine d’inachèvements.

Temps sans illusions et perclus de mirages dans lequel les enfants apprennent à mentir avec légèreté.

Hier, j’ai regardé une femme longuement et elle s’est ébruitée dans un vol d’étourneaux.

Jeune et avec quelques soucis de santé, elle me dit "Je vivrai jusqu'à 120 ans, j'ai de la vie en retard..."

Des titres surgissent souvent du tamisage en fraude de la vie de l'auteur, les textes apparaissent déjà, comme une brume criblée de trouées de lumière, dans un brouillage d' accélérés, de ralentis, de chutes et de voix. 
Il reste alors à écrire et à tenter de saisir au plus

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