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Balzac, c'est chiant...

Hier, je passais un moment avec une personne charmante, cultivée, dynamique, ouverte à la littérature, au monde,…

 

Nous bavardions, elle évoqua Balzac, ce chiant Balzac, cet encombrant Balzac. « Tu mets ça dans la littérature, Balzac? » Elle parlait de produits, de productions,…J’ai exigé, oui, c’est horrible, j’ai exigé, qu’elle appelle ça une œuvre. J’ai essayé de faire entrer à nouveau Balzac dans l’univers de la littérature et Balzac a réintégré sa place, au forceps.

 

C’était une querelle amicale, les balles étaient à blanc. En réalité, la question même  de cette personne intelligente, venait de m’abattre. Je devrais être habitué, dans des cas plus lourds, à ces rafales quotidiennes de la haine masquée (qui équivaut à l’ignorance légitime) de la littérature, mais non, on ne s’y fait pas, phénix, on remonte au front et hop, une grenade, une mine, un silence, l’ignorance, et surtout le mépris.

 

Balzac, c’est chiant, nous sommes bien d’accord.

 

Alors nous avons parlé d’autre chose, mais Balzac me restait en travers de la gorge. Récemment, un de mes amis, jeune écrivain, affirmait lors d’ une rencontre publique qu’il ne voyait pas l’intérêt de connaître l’héritage littéraire, l’histoire, quoi, l’avant, l’avant-soi. La salle était ok et pas ko. Il est intelligent, doué et ne pensait certainement pas ce qu’il disait, mais il l’a dit, comme ça, dans le flux et c’est passé, comme ça, dans le reste.

 

La fracture est vive. La facture suivra.

Tag(s) : #TEXTES

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