Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Notules et rognures

 

Il était naïf, elle était bio, ils tombèrent amoureux devant des céleris. Pour la combler, il lui offrit des ...biographies... imaginant qu'elle apprécierait la qualité subtile de l'attention.
Elle lui sauta au cou et leur vie devint un roman.

 

 

"Je rentre chez moi, les tunnels, les feux rouges, les passants...Un homme longs cheveux blancs habillé en mousquetaires, épée au côté, chapeau chiffonné, bottes écarlates, marche penché contre un vent imaginaire...Je lui lance "Salut d'Artagnan!" Il me répond : " Vingt ans après!" et je le perds de vue...
Ca deviendra un conte...Bientôt."

 

 

Ma comptable a passé son temps a regardé le trou noir cet après-midi, ... c'étaient mes comptes...

 

 

Dans un temps qui lave "plus blanc que blanc", médusé par la fin des héros du peuple et d'ailleurs, l'ambiguïté et le paradoxe sont les nouvelles matières à traiter sur les scènes lessivées de nos théâtres frappés de moralité citoyenne....

 

 

Je cherchais son point G pendant qu'elle trouvait mes points noirs...Trois points de suspension...

 

 

Jeune et avec quelques soucis de santé, elle me dit "Je vivrai jusqu'à 120 ans, j'ai de la vie en retard..."

 

 

La littérature américaine est immense, majestueuse, infiniment nécessaire ... et il s'agit peut-être de préciser, ici comme ailleurs, encore et encore, que le "discours sur la lecture" semble banaliser la différence entre lecture et lecture littéraire (fiction, ...), ce qui change tout, dans le ...cerveau, la construction de l'empathie, la profondeur du monde, la pluralité des évidences et surtout la permanence du doute, des impasses, des conflits secrets, de la luminescente puissance de la langue...

 

 

L'Intelligence artificielle et son dieu algorithmique n'auront pas d'états d'âme, juste des "imperfections" irresponsables.

 

 

Contre le "tacle" qui remplace peu à peu le "spectacle" et le nourrit odieusement...les écrivains, entre autres.
Dans leur "habitacle", ils se relient au plus secret, au moins visible, au plus odieux ou sublime , si possible dans la durée.

 

 

Des titres surgissent souvent du tamisage en fraude de la vie de l'auteur, les textes apparaissent déjà, comme une brume criblée de trouées de lumière, dans un brouillage d' accélérés, de ralentis, de chutes et de voix. 
Il reste alors à écrire et à tenter de saisir au plus près les traces de ces éblouissements.
(pendant une conversation aujourd'hui avec 
Tristan Alleman)

 

 

Dans un temps pervers, "Je vous écoute" est la première ph(r)ase de la lutte. Et le Débat, son artillerie de campagne.

 

 

"Aaaah, je pensais que..." aura fait couler autant de fiel que de sang tellement cette formulation est l'acmé de la mauvaise foi traduite en fausse ignorance.


"Je pensais que...", juste ce qu'il faut pour créer un conflit majeur, une exécration grandissante, un abandon de bonne foi.
"Je pensais que" use du déni pour masquer le trouble, la collusion, l'inaction, le silence mou, la paresse, l'irrespect,…au choix.
"Je pensais que" est l'expression parfaite du "non penser"

 

Tag(s) : #TEXTES

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :