Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La joie de la narratrice dans le noir du roman, Maribé.

Il y a quelques années, j’ai rencontré Marine-Bérengère Selvais lors d’un atelier d’écriture d’été en Province du Hainaut. Elle partageait un enthousiasme de tous les instants…et manifestait un don particulièrement vif pour le sens du récit et l’attention à la langue.  Elle écrivait comme « elle respirait »…

 

Puis le temps a passé et j’ai découvert Maribé, sous son nom de plume. Elle a écrit de nombreux livres déjà et les ados, les enfants ou les adultes sont des publics qui la motivent tout autant.

 

C’est qu’elle a plus d’un corde à son arc, Maribé…Voyages, dessin, yoga, enseignement, musique et bien sûr, littérature.

 

Qu’est-ce qui fait courir cette jeune femme derrière tant de rêves d’accomplissement, de complicité avec les lecteurs ? Une idée de la littérature où le récit l’emporte, où la conteuse mène la visite de la fiction probablement.

 

« De pierre et de sang », son dernier opus,  est qualifié de « roman noir » et il s’agit bien d'entraîner le lecteur dans des noirceurs gothiques où la référence à ces mythes nouveaux de 19ème siècle sont présents en filigrane, Dracula, Frankenstein…

 

Maribé a écrit ici un roman puissant, populaire, vif et sacrément bien mené. Un scénario en béton ! Un professeur de français appelé à enseigner en Serbie en une abbaye étrange et là, le noir se déguste et file ses 270 pages avec allégresse. La langue est souple, subtile dans les moments d’intériorité, baroque lors des scènes de suspens et d’action, de tout pour faire une magnifique histoire aux intrigues finement menées.

 

Les Éditions du Basson, dynamiques et audacieuses, disent de ce livre ce qu’il faut pour nous intriguer, et vite nous donner l’eau à la bouche : « Quand Eliot Gorova accepte le poste de professeur de français à l’abbaye de Koritnik, un pensionnat pour orphelins, il est loin d’imaginer l’aventure dans laquelle sa passion pour les gargouilles va l’entraîner. Plongé dans un univers autarcique, il découvre des moines au comportement étrange, une légende inquiétante, une crypte maudite… ».

 

Dans tous les cas, “De Pierre et de sang” est une pleine réussite, un viatique pour un embarquement immédiat dans ce formidable navire qui s’appelle la joie d’écrire et de lire.

 

 

Daniel Simon

 

 

« De pierre et de sang », Maribé, 270 pages, Editions du Basson, 2015,

ISBN 978-2-930582-21-4

 

http://www.editionsdubasson.com/_p/prd1/3612300511/product/de-pierre-et-de-sang

 

http://www.maribe-livres.be/crbst_1.html

Tag(s) : #Notes critiques

Partager cet article

Repost 0